Le Candomblé se caractérise par une profonde spiritualité empreinte de tolérance et de partage.

Ce culte, l’un des plus anciens de l’humanité, importé par les esclaves arrivant d’Afrique, est toujours présent au Brésil et particulièrement dans la région de Salvador de Bahia. Le Candomblé est fondé sur la relation entre l’homme et la nature. Tout individu est relié à une divinité selon le jour de sa naissance ce que confirme plus tard un Babalorixa ou une Ialorixa (« prêtre » ou « prêtresse » du culte).

Auprès de ces divinités appelées Orixás, l’adepte recherche des conseils et des savoirs qui lui seront utiles dans sa vie quotidienne. Les Orixás sont dotés de personnalités propres, et à chacun correspondent des éléments de la nature, des traits de caractère particuliers, un jour de la semaine, une pierre, une couleur et un outil le symbolisant.

Plusieurs éléments de la culture bahianaise sont intimement liés au Candomblé, comme la capoeira (sport de combat aux allures de danse acrobatique pratiqué à l’origine par les esclaves), ou bien l’acarajé (« sandwich » fait de pâte de haricot frite dans l’huile de palme, le dendê, et garni de divers accompagnements).

Le panthéon du Candomblé est assez large, mais on peut retenir les principaux Orixás décrits ci-après comme ceux qui sont le plus présents au quotidien de la vie des habitants de Salvador ; la ville elle-même étant sous l’influence de deux puissantes et belles déesses, Iemanjá et Oxum.

 

OMULU

Dieu de la variole et des autres maladies ; le lundi lui est consacré ; ses couleurs sont le blanc et le noir, son symbole est une baguette (xaxara) avec laquelle il guérit les maladies.

 

EXÚ

Dieu des croisées de chemins, de la sexualité, lien entre les mondes spirituel et matériel ; le lundi lui est consacré ; ses couleurs sont le noir et le rouge, son symbole est un trident (ogo).

 

OGUN

Dieu de la guerre, du progrès et des chemins ; le mardi lui est consacré ; sa couleur est le bleu marine, son symbole est une épée en fer (obé).

 

NANÃ BURUKU

Déesse des eaux stagnantes, source de vie mais aussi de mort, considérée comme l’Orixá le plus ancien du monde ; le mardi lui est consacré ; sa couleur est le violet, son symbole un bâton de feuilles de palmier (ibiri).

 

XANGÔ

Dieu du tonnerre et de la foudre, de la justice ; le mercredi lui est consacré ; ses couleurs sont le rouge et le blanc, son symbole est une hache à double tranchant (oxé).

 

IANSÃ

Déesse des vents et des tempêtes ; le mercredi lui est consacré ; ses couleurs sont le rouge et le noir, son symbole est un sabre (adaga) et un crin de queue de bœuf (eruexim).

 

OXOSSI

Dieu de la chasse, des forêts et de l’agriculture ; le jeudi lui est consacré ; ses couleurs sont le vert et le blanc, son symbole est un arc avec une flèche (ofa) et un fouet de crin de cheval (erukere).

 

OXALÁ

Le père de tous les Orixás ; il représente sagesse et harmonie ; le vendredi lui est consacré ; sa couleur est le blanc, son symbole est une canne (opaxoro).

 

IEMANJA

Déesse de la fécondité, de la mer et des océans ; le samedi lui est consacré ; ses couleurs sont le blanc, le rose et le bleu clair, son symbole est un miroir en argent (adé).

 

OXUM

Déesse des eaux douces, de la beauté, de la richesse, de l’amour, vaniteuse et sensuelle ; le samedi lui est consacré ; ses couleurs sont le jaune et l’or, son symbole un miroir-éventail (abebé).

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